
soil : la terre de diatomée, façonnée les mains dans la boue
Au design soigné jusque dans leur emballage, les produits en terre de diatomée soil sont des cadeaux très prisés au Japon. Pourtant, le lieu où ils naissent ne pourrait guère être plus éloigné de ces objets impeccables : un atelier boueux, où l’on met la main à la pâte et où tout est fait à la main.
La naissance de soil
soil est née de la collaboration entre Isurugi, une entreprise de plâtrerie de Kanazawa (Ishikawa), et ASHCONCEPT, un studio de design tokyoïte connu pour marier techniques traditionnelles et design.

Isurugi compte plus de 200 ans d’histoire dans la plâtrerie et a participé à de grands bâtiments et à des projets nationaux partout au Japon. Les nouvelles recrues suivent une année complète de formation avant de commencer.

soil s’appuie sur le savoir-faire d’Isurugi et sur l’un des matériaux classiques du plâtrier : le keisodo, ou terre de diatomée. Composée d’algues fossilisées, elle absorbe l’humidité et l’eau de façon exceptionnelle, et sert depuis longtemps à revêtir les murs sous le climat humide du Japon, où les maisons en bois ont besoin de respirer. Comme on l’emploie moins dans les murs aujourd’hui, l’équipe a mis ses propriétés au service de tapis de bain et d’objets pour la maison.
Fabriqué 100 % à la main
Nous avons suivi la fabrication du tapis de bain 100 % terre de diatomée.
- Coulage. La terre de diatomée est mélangée à de l’eau pour former une boue, coulée dans des moules en silicone. On frappe fermement la planche en dessous pour chasser les bulles d’air, qui rendraient sinon le tapis susceptible de se fissurer.
- Lissage à la truelle. Lorsqu’elle commence à sécher, la surface est lissée encore et encore à la truelle de plâtrier. La boue sèche pendant le travail : tout est donc question de timing.
- Démoulage. Une fois qu’assez d’eau s’est évacuée, chaque tapis est sorti du moule d’un seul geste fluide. Cela semble facile, mais un amateur l’ébrécherait ou le fendrait.
- Finitions. Les bords sont ébarbés à la spatule, poncés à la lime et polis au chiffon pour offrir un contact agréable sous les pieds.
- Séchage. Les tapis sèchent naturellement, sans chaleur artificielle, jusqu’à ce que la moindre trace d’humidité ait disparu.





Tout étant fait à la main, les échecs ont été nombreux au début, et la production peinait souvent à suivre. Aujourd’hui, les artisans maîtrisent parfaitement le comportement de la matière.
Chaque produit, fait main
Hormis trois tapis de bain qui contiennent de la pulpe pour plus de solidité et sont pressés à la machine, chaque produit soil est entièrement fabriqué à la main. Pour le porte-savon, la boue est travaillée jusque dans chaque recoin du moule. Pour le bloc déshydratant, le logo soil est nettoyé à la brosse à dents pour ressortir avec netteté.


Le pot pour la salle d’eau fait appel à l’ araidashi, une technique de plâtrerie murale qui consiste à laver la surface pour révéler la texture sous-jacente, lui donnant un scintillement subtil. Cela demande une vraie force, et les artisans le font pièce après pièce.


Aucun compromis
Chaque produit soil terminé est inspecté par une personne dédiée, et tout article présentant le moindre petit défaut n’est jamais vendu. Il régnait dans l’atelier une saine tension. De nombreux tapis de bain en terre de diatomée similaires sont aujourd’hui sur le marché, et certains auraient tendance à se fissurer facilement. Nous n’avons jamais entendu cela à propos de soil, et après avoir vu l’atelier, nous comprenons pourquoi : des produits élégants, façonnés les mains dans la boue, avec un soin véritable. Merci à toute l’équipe d’Isurugi et d’ASHCONCEPT.







